Pré-synode des jeunes : « un moment historique pour faire entendre la jeunesse »

Ouverture des inscriptions pour les Volontaires des Journées Mondiales de la Jeunesse
mars 27, 2018

Pré-synode des jeunes : « un moment historique pour faire entendre la jeunesse »

Du 19 au 24 mars, trois cents jeunes se rassemblent à Rome. Objectif : préparer le Synode des jeunes qui aura lieu en octobre 2018.
« Je suis impressionnée de savoir que je pourrais être entendue par autant de jeunes de différents pays, je crois que je ne réalise pas encore tout à fait. C’est aussi stimulant, c’est une belle occasion de partager nos valeurs, ce que nous vivons, le meilleur de nous-mêmes, avec d'autres ! J’ai hâte ! », confie Mathilde Montovert. Elle est l’une des représentantes de la France à la réunion pré-synodale des jeunes.
Pour Leticia Carmeiro, du Brésil, assisté ce Pré-Synode est important parce qu'elle se voit comme une messagère des jeunes. Pour réussir dans sa mission, elle a demandé à « l'Esprit Saint de l'aider à être fidèle en transmettant les contributions des jeunes qui vont rejoindre ce rassemblement. »
Avant d’arriver à Rome, chacun s’est préparé à sa manière. « Nous avons organisé des forums et des réunions dans nos diocèses, ce qui a créé une excellente occasion de parler avec les jeunes et d'écouter leurs opinions. C'est aussi un sujet constant au séminaire, je peux vous le dire, nous, les séminaristes, parlons beaucoup de la jeunesse et des vocations. », explique Mate Szaplonczay, originaire de Hongrie. En 2017, le Vatican a publié un document préparatoire.
Et un questionnaire était proposé aux croyants et non-croyants. Ils permettront, avec le document officiel remis à l’issu du pré-synode, d’orienter le Synode menés par les évêques en octobre prochain. Adrien Louandre, étudiant en histoire à Amiens, a travaillé sur divers dossiers et sur l’histoire de l’Eglise pour nourrir sa réflexion. Il explique avoir pris une retraite dans un monastère franciscain, « pour prendre du recul sur le Synode et ses enjeux ».
Une diversité d’enjeux
“En six jours, les trois cents participants sont appelés à s’exprimer sur le thème « les jeunes, la foi et discernement vocationnel ». Un thème qui laisse à chacun une place pour s’exprimer. Adrien souhaite que le Synode s’oriente « vraiment sur les périphéries, notamment en parlant à ceux qui aiment le Christ mais se sentent mal à l'aise vis à vis de l'Eglise » et il espère que les enjeux d’écologie seront pris en compte.
Pour Laticia, la valeur de la dignité des jeunes à toute sa place dans le Synode. « Notre génération doit redécouvrir l'immense valeur de la vie et l'importance d’être acteur. Chacun d’entre nous est insubstituable et unique. Ensemble nous pouvons mettre fin à la culture de la mort qui détruit tant de jeunes vies. », explique-t-elle. Noelia Barrea (Argentine), la question de l’avortement et de l’homosexualité ont leur place au pré-synode parce que « ce sont des sujets très sensibles qui nous traversent en tant que jeunes et sur lesquels nous manquons souvent d'outils pour y répondre, que ce soit pour ceux qui vivent la situation ou pour ceux que nous devons accompagner. »
Le discernement vocationnel fait aussi partie des thématiques évoqués par les participants. « Ce sujet de grande importance est laissé de côté par beaucoup dans leur travail avec les jeunes », regrette le Panaméen Yithzak González. Il espère pouvoir présenter différents outils efficaces pour aider les jeunes à choisir l’option à laquelle ils seront appelés.
Cette variété de thèmes et de visions n’effraie pas Thomas Adonie (Allemagne). « Mon défi personnel sera de trouver les similitudes en estimant les différences comme un trésor. C'est la base d'un pré-synode réussi. », résume-t-il.
Des groupes de discussions sur Facebook
Les participants peuvent aussi s’appuyer sur les réponses transmisses sur les réseaux sociaux. Où que vous soyez, vous pouvez répondre aux questions ou envoyer des vidéos via WhatsApp.
« De quoi rêvent les jeunes pour leur vie et pour la société dans laquelle ils vivent ? De quelle manière s’engagent-ils pour concrétiser ces aspirations ? » ; « De quelle manière la personne de Jésus, telles qu’elle est racontée dans les Saintes Ecritures, est-elle perçue par les jeunes du troisième millénaire ? » ; « De quelle manière les jeunes vivent aujourd’hui leur foi personnelle en Jésus et quel rapport entretiennent-ils avec la communauté ecclésiale ? » ; « Quels sont les domaines privilégiés, tant civils qu’ecclésiaux, dans lesquels les jeunes, avec leurs compétences et leur passion, peuvent être véritablement co-responsables de la mission de l’Eglise aujourd’hui ? » ; etc. Voici une partie des questions auxquelles les internautes sont appelés à répondre.
A Rome, les participants sont unanimes : « Rejoignez-nous ! Cette grâce du pré-synode est à partager et nous avons à travailler tous ensemble, sans manquer cette chance que le Pape nous donne de pouvoir nous engager, d’échanger, de témoigner ! » appelle Mathilde. Leticia raconte : « Dans un monde où les jeunes sont souvent maltraités et ignores, l’Eglise fait la différence en nous donnant une voix et en nous aidant à mettre en pratique les valeurs humaines positives de l’Evangile. C’est une opportunité de construire l’Histoire de l’Eglise ensemble ».